Quand le FN transforme le conseil municipal en tribunal politique pour lyncher une enseignante héninoise

Motion Christine CogetC’est  la motion de la  honte. Mardi soir, sur les tables des conseillers municipaux, le FN avait déposé une motion pour condamner la directrice de l’école maternelle Pantigny, par ailleurs militante socialiste et ancienne élue d’opposition entre 2002 et 2009.

Au cours d’une intervention hallucinante, Laurent Brice, premier adjoint en charge des sports et rapporteur de la motion a procédé à un véritable lynchage public de Christine Coget, avec une grande lâcheté dans la mesure où Mme Coget n’est plus élue et était dans l’incapacité de se défendre.

Avec mes collègues du groupe « Agissons unis pour Hénin-Beaumont », j’ai défendu Christine Coget contre les attaques inadmissibles du FN qui accuse la directrice d’école d’avoir pris un arrêt maladie de complaisance en avril après la victoire du FN et d’annuler la kermesse et un voyage scolaire pour des raisons politiques. La motion présentée au conseil municipal mardi soir accuse Christine Coget de « bafouer les principes de neutralité et de continuité du service public » et demande au rectorat des sanctions contre la directrice d’école.

Hallucinant !

La motion frontiste est parfaitement diffamatoire et Christine Coget pourra bénéficier de la protection fonctionnelle de l’éducation nationale pour engager une plainte en justice. Aucun IEN ne peut laisser passer ce genre d’attaques contre une enseignante dans l’exercice de ses fonctions. Christine Coget sera évidemment soutenue par son inspecteur et par sa hiérarchie. Avec le FN à la mairie, les frais de contentieux risquent d’exploser, contrairement à ce que racontait Steeve Briois lors du conseil consacré au vote du budget…

Notre groupe d’opposition transmettra à Christine Coget le procès-verbal de la séance avec l’intégralité des propos tenus contre l’enseignante. Christine Coget est tout à fait en droit de porter plainte contre Steeve Briois, Laurent Brice, Bruno Bilde et Aurélia Beigneux, qui sont intervenus dans le débat et ont tenu des propos inadmissibles.

Les frontistes ont remis en cause la rectitude professionnelle de l’enseignante, en affirmant que la décision du conseil des maîtres de l’école de ne pas organiser de kermesse à la suite de l’absence de deux enseignantes était une opération de « représailles politiques » de Christine Coget contre le FN et une prise en otage des enfants. Apparemment, les frontistes veulent apprendre leur métier aux enseignantes de l’école Pantigny… Quelle est la légitimité des élus F-haine pour contester une décision pédagogique prise par l’équipe enseignante ?

Par ailleurs, à ce qu’on sache, l’organisation d’une kermesse ne figure nullement dans les obligations de service d’un professeur des écoles. Aucun tribunal ne suivra la municipalité Front National sur ce terrain. Aucun tribunal ne suivra une municipalité qui présente une motion nominative contre une enseignante en l’accusant d’être une « girouette politique« , d’être « odieuse« , de faire « régner la terreur » sur son école comme on l’a entendu hier sous les applaudissements de supporters fachos aussi bêtes que méchants…

Ces propos tenus en conseil municipal ne prouvent qu’une chose : la haine de l’extrême droite contre une de leurs adversaires politiques. Après Christine Coget, à qui le tour ?

Non contents de se permettre de juger de l’état de préparation des élèves pour leur spectacle de fin d’année et d’inventer à la directrice des obligations de service qui ne figurent dans aucun texte, Bruno Bilde et Aurélia Beigneux, l’adjointe aux affaires sociales, ont gravement diffamé Christine Coget et son médecin traitant en évoquant un « arrêt maladie de complaisance pour des motifs politiques ». M. Bilde et Mme Beigneux seraient-ils médecins ?

Comme enseignant et comme conseiller municipal, j’apporte à Christine Coget tout mon soutien en attendant que les tribunaux lui rendent justice.

Ruth Dreifuss veut dépénaliser la drogue

Il faut dépénaliser tous les stupéfiants, estime l’ancienne conseillère fédérale, récemment nommée présidente de la Commission consultative genevoise en matière d’addictions.

Ruth Dreifuss se dit convaincue qu’il faut mettre fin à la prohibition, car elle crée plus de problèmes que la consommation de stupéfiants elle-même.

Ruth Dreifuss se dit convaincue qu'il faut mettre fin à la prohibition, car elle crée plus de problèmes que la consommation de stupéfiants elle-même.

Pour Ruth Dreifuss, la question centrale est de savoir comment réduire le marché illégal de la drogue et non punir la consommation.

L’ancienne ministre de la santé vient d’être nommée à la tête de cette commission. L’ats s’est fait confirmer l’information parue dansLe Temps samedi. Cet organe, rattaché au Département de la santé, est chargé de conseiller le gouvernement cantonal.

On ne peut dire aujourd’hui en quoi la régulation du marché de la drogue permettrait de réduire le trafic de rue, reconnaît l’ancienne ministre de la santé dans une interview accordée au journal: «Il faut tester cette solution afin de voir quel effet elle aurait sur les vendeurs et les consommateurs».

Le changement de modèle a un double but: réduire le marché illicite du cannabis et développer un système de régulation qui pourrait être appliqué à d’autres stupéfiants.

La socialiste genevoise se dit convaincue, avec la Commission mondiale pour la politique des drogues, qu’il faut mettre fin à la prohibition, car elle crée plus de problèmes que la consommation de stupéfiants elle-même.

Punir ne sert à rien

Il faut aussi changer de cap, parce que «les Etats ne peuvent plus assumer le poids et les coûts de la répression», estime Ruth Dreifuss. Pour elle, punir ne sert à rien. Dans les pays les plus répressifs, «les jeunes entrent dans la vie avec un casier judiciaire, déjà marginalisés et pénalisés sur le marché professionnel».

Les personnes dépendantes doivent être arrachées des mains des organisations criminelles, qu’«il faut priver des 300 milliards que représente chaque année le marché noir de la drogue». Cela signifie la fin de la prohibition absolue et le contrôle de toutes les substances.

Dépénaliser n’est pas libéraliser

Pour autant, réguler ne signifie pas libéraliser, avertit l’ancienne conseillère fédérale. Comme pour l’alcool et le tabac, des interdits demeurent. Mais la répression menée actuellement est mal dosée, car elle se concentre sur les petits délinquants.

Les citoyens helvétiques ont certes rejeté la dépénalisation du cannabis en 2008, mais la Suisse a prouvé sa capacité à résoudre des problèmes de façon pragmatique et raisonnable: «On entre dans un nouveau processus, il prendra du temps mais il est engagé».

 

Le PEV dit oui à la caisse unique et non à l’initiative sur la TVA

Le Parti Evangélique suisse (PEV) s’est prononcé samedi en faveur de la caisse publique et contre l’initiative de Gastrosuisse pour une TVA unique dans la restauration.

Lors de l’assemblée du PEV à Ittigen (BE), les délégués ont également adopté leur nouveau programme.

A l’issue d’un débat nourri sur l’initiative «Pour une caisse publique», les délégués ont accepté le texte de la gauche par 63 voix contre 39, selon un communiqué du parti. La majorité a mis en avant la hausse constante des coûts de marketing et d’administration. La concurrence entre caisses engendre en outre des frais supplémentaires.

Maja Ingold ne convainc pas

La Zurichoise Maja Ingold n’a pas convaincu ses pairs en doutant que la caisse unique puisse améliorer le système et conduire à des baisses de coûts. «Le système de santé actuel est aujourd«hui financé de manière solidaire, ne crée pas de dettes et se situe en comparaison internationale à la pointe», a-t-elle plaidé en vain.

Quant à l’initiative «Stop à la TVA discriminatoire pour la restauration», «elle crée de nouvelles inégalités», a déclaré la présidente du PEV Marianne Streiff. Une baisse du taux d«imposition engendrerait, selon les estimations, un manque à gagner de 700 à 750 millions de francs pour l«Etat.

Présentation officielle pour l’automne

Au final, cela pourrait même conduire la Confédération à augmenter la TVA pour des biens de consommation de première nécessité. Les délégués ont recommandé le rejet du texte par 79 voix contre 13 et 7 abstentions.

Dans l’après-midi, le nouveau programme de parti devait être adopté. Une présentation officielle est planifiée pour l’automne.

Pourquoi le PCF résiste mieux aux municipales qu’aux autres élections

Depuis les années 1990, les élus communistes locaux prennent leurs distances avec l’appareil national, explique le sociologue Julian Mischi. Interview.

Lors de la Fête de l'Huma, en septembre 2011, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

Depuis l’apogée du communisme municipal, en 1977, le Parti communiste a perdu la moitié de ses mairies. Mais à la veille des élections municipales des 23 et 30 mars, le PCF dirige encore 726 communes, dont 28 villes de plus de 30 000 habitants. Le parti, qui a subi ces dernières décennies de lourds revers au niveau national, résiste plutôt bien dans ses bastions. Pour comprendre ce paradoxe, francetv info a interrogé le sociologue Julian Mischi, coauteur de l’ouvrage Les territoires du communisme, paru en 2013 (1).

Francetv info : L’érosion électorale du PCF est moins marquée aux élections locales qu’aux élections nationales. Comment l’expliquer ? 

Julian Mischi : Au vu de la chute de son audience aux élections présidentielles et législatives depuis la fin des années 1970, on peut estimer que le Parti communiste a relativement bien résisté lors des scrutins municipaux et cantonaux même si, à la longue, ses forces se réduisent drastiquement. Il y a aujourd’hui près de 10 000 élus dans les mairies, membres du PCF ou « apparentés ».

Cette puissance relative du PCF à l’échelon local s’explique notamment par les stratégies d’autonomisation des élus. Depuis les années 1990, les élus et candidats proches du PCF ne mettent pas en avant leur lien avec le parti lors des campagnes électorales et ils ont pris leurs distances avec l’appareil national. Ils se présentent de manière relativement individuelle et n’ont donc pas trop souffert du déclin de l’image du PCF dans l’opinion. Beaucoup, notamment en région parisienne, sont des communistes critiques qui se sont parfois opposés aux dirigeants du PCF, ceci dès les années 1980. Les dirigeants se sont progressivement accommodés de cette situation et laissent désormais les élus agir à leur guise, le principal étant pour eux de maintenir les mandats.

Sur quels types de territoires les élus PCF sont-ils les plus nombreux ?

Les élus communistes bénéficient d’une forte implantation dans les territoires très populaires où les autres forces ont longtemps été absentes, et c’est aussi l’une des explications de leur résistance à l’échelon local. Jusqu’à la dernière période, leurs adversaires, qui se recrutent surtout dans les fractions aisées de la population, peinaient à constituer des listes dans des villes populaires où, du fait de cette sociologie, ils étaient peu implantés. La force locale du PCF dans les banlieues populaires et les bassins industriels repose souvent sur l’engagement d’ouvriers syndicalistes qui ont accédé au pouvoir local durant les années 1950, 1960 et 1970, pouvoir qui a été transmis aux élus communistes actuels.

La situation locale du PCF doit être aussi rapportée à la longévité générale des carrières politiques en France et au faible renouvellement des élites politiques : les élus PCF gèrent un héritage qui s’érode, mais il est toujours plus facile de se maintenir au pouvoir local que de conquérir une municipalité. D’autant qu’ils mènent souvent une politique locale volontariste, qui rencontre les attentes des populations administrées que l’Etat central tend par ailleurs à délaisser.

Sur le terrain, en quoi les politiques menées sont-elles différentes dans les villes communistes ?

L’ampleur des dépenses sociales singularise la gestion des villes communistes, d’autant plus qu’elles ont été aux prises avec la désindustrialisation amorcée dès les années 1960. Ces villes se caractérisent aussi par la construction de nombreux logements sociaux, réalisés par des offices publics ou des sociétés d’économie mixte. Ces spécificités tendent à s’estomper avec le temps, mais les municipalités gérées par le PCF peuvent souvent faire valoir des services publics plus étendus que dans les autres communes.

Les municipalités communistes se distinguent aussi des autres équipes municipales par leur composition sociologique. Certes, comme pour les autres partis, les classes populaires sont peu présentes parmi les élus du PCF, mais ces derniers en sont plus fréquemment issus. Souvent d’origine modeste, ils ont connu une ascension sociale, en particulier à travers la fonction publique, alors que les élites municipales du PS et surtout de l’UMP se recrutent largement dans la bourgeoisie économique et parmi la haute fonction publique d’Etat. Ce sont souvent les communistes qui font entrer des ouvriers et des employés au sein des municipalités qu’ils gèrent avec le PS, car ces catégories sont quasi-absentes des listes socialistes.

Le PCF peut-il espérer conserver ses bastions lors des élections qui viennent ?

Il n’est évidemment pas question de prédire l’avenir, d’autant que les dynamiques à l’œuvre peuvent être contradictoires. Le maintien des élus locaux du PCF s’avère difficile à articuler avec la stratégie d’alliance avec d’autres formations de la « gauche de la gauche » au sein du Front de gauche. Cette stratégie est menée depuis 2009 et a permis un renouveau militant du PCF, qui cesse de perdre massivement des adhérents et se rajeunit. Elle a aussi assuré un enrayement de son déclin électoral à l’élection présidentielle de 2012 lorsque le PCF a soutenu Jean-Luc Mélenchon.

Cette dynamique du Front de gauche conduit à une baisse du nombre d’élus communistes du fait des rivalités qu’elle a induites avec les socialistes. Malgré de bons scores, le PCF a ainsi perdu beaucoup d’élus aux dernières élections cantonales et régionales et il va en perdre d’autres aux élections municipales. C’est, semble-t-il, le prix à payer pour un renouvellement de l’organisation militante. Le prix à payer aussi pour éviter que le PCF ne repose localement que sur ses élus.

Cependant, pour ces municipales, dirigeants et élus communistes ont préféré refaire alliance avec le PS dans de nombreuses villes et ainsi éviter de perdre des positions électives. En favorisant le retour à une configuration classique d’union de la gauche PCF-PS, ils mettent à mal la dynamique militante. C’est pourquoi derrière la question du maintien des élus dans le futur, il faut aussi se poser la question de celle des réseaux militants.

France / Coupe du monde: Marine Le Pen veut « mettre fin à la double nationalité » après les incidents post-matchs de l’Algérie

« Il faut choisir, être français ou être autre chose. On est Algérien ou on est Français. On est Marocain ou on est Français », a-t-elle martelé à l’antenne. La présidente frontiste s’est dite inquiète « des conséquences des matches de l’Algérie sur la situation de [ses] compatriotes ». Et d’ajouter : « Je remarque donc que nous allons aligner, [pour une rencontre France-Algérie], des dispositifs policiers aussi importants que pour un 14 Juillet. »

Selon elle, les précautions policières prévues pour la rencontre Algérie-Allemagne, lundi, sont « la démonstration de l’échec total de la politique de l’immigration et le refus exprimé, par un certain nombre de binationaux de l’assimilation ».

Accusé d’antisémitisme, Gary Oldman présente ses excuses

Une association de lutte contre l’antisémitisme s’est élevée mardi contre des propos de Gary Oldman. Dans une interview, l’acteur a défendu Mel Gibson, mis au ban en 2006 après avoir tenu des propos jugés antisémites. Mercredi, il a présenté ses excuses, sans faire retomber la polémique.
Arrêté pour conduite en état d’ivresse, Mel Gibson avait copieusement insulté un policier, affirmant que les juifs étaient responsables de toutes les guerres de l’histoire. L’acteur avait présenté ses excuses, mais avait été condamné à trois ans de mise à l’épreuve et 1.300 dollars d’amende.
Gary Oldman fustige le politiquement correct« Le politiquement correct, c’est de la connerie », dit Gary Oldman, 56 ans, à propos de cette histoire. Mel Gibson « était saoul et il a dit des choses, mais on a tous dit ce genre de choses. On est tous de sacrés hypocrites. Voilà ce que j’en pense. Est-ce que le policier qui l’a arrêté n’a jamais utilisé le mot de ‘nègre’ ou de ‘putain de juif’ ? », a déclaré l’acteur à Playboy, en pleine propomtion de l’ »Affrontement », la suite de « La Planète des singes ».

Plus loin, Gary Oldman ajoute : « Mel Gibson habite une ville tenue par les juifs et il a dit ce qu’il ne fallait pas, car il a mordu la main qui le nourrissait. »

L’Anti-Defamation League, une association de lutte contre l’antisémitisme, a déploré cette sortie de l’acteur qui « devrait faire mieux que répéter la vieille rhétorique antisémite sur le contrôle d’Hollywood par les juifs ».

L’Anti-Defamation League dénonce des propos haineux

« La mise au ban de Mel Gibson à Hollywood n’a pas été la conséquence d’une attitude politiquement incorrecte », a déclaré le directeur de cette association Abraham Foxman. « Mais plutôt de l’intolérance et du caractère haineux » de Mel Gibson, a-t-il fait valoir.

Le rabbin Marvin Hier, fondateur du Centre Simon-Wiesenthal, a ajouté : « Gary Oldman veut que les juifs oublient les propos de Mel Gibson. » Et de conclure : « Mais ce que Gibson a dit n’est autre que le slogan d’Adolf Hitler qui a tué six millions de juifs », a-t-il déclaré dans un communiqué. « Cela n’a rien à voir avec le politiquement incorrect. »

Gary Oldman s’excuse

Gary Oldman a présenté ses excuses à la communauté juive pour avoir affirmé qu’ »Hollywood était tenu par les juifs », un mea culpa jugé mercredi insuffisant par l’Anti-defamation league (ADL).L’acteur a exprimé ses « remords » dans une lettre adressée au Centre Simon-Wiesenthal et à l’ADL pour ses propos « blessants à l’égard de nombreux juifs ». Dans sa lettre, le Britannique dit encore : « J’espère que vous croirez en la sincérité de mes excuses. J’ai une énorme affinité personnelle pour les juifs en général et particulièrement pour ceux présents dans ma vie. Le peuple juif, persécuté à travers les âges, a été le premier à entendre la voix de Dieu et est certainement le peuple choisi ».

Le directeur de l’ADL, Abraham Foxman, a estimé que ces excuses n’étaient pas suffisantes étant donné la portée de ces propos : « Qu’elles le veuillent ou non, les célébrités sont de vrais modèles et elle portent une responsabilité surdimensionnée pour leurs propos et leurs actes (…) Oldman doit clairement indiquer non seulement auprès de la communauté juive mais aussi de ses fans que ses propos reposaient sur des notions blessantes et, pour cette raison, inacceptables. »

Ukraine : 4 observateurs de OSCE libérés

Quatre observateurs de l’OSCE qui avaient été enlevés fin mai par des rebelles prorusses ont été libérés, a indiqué samedi 27 juin l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

« Nous pouvons confirmer que quatre membres de notre équipe basée à Donetsk (est de l’Ukraine, ndlr) ont été libérés après 32 jours de captivité », a indiqué la mission de l’OSCE en Ukraine sur sa page Facebook.

Selon un journaliste de l’AFP, les observateurs – une femme et trois hommes – semblaient fatigués, mais soulagés après leur libération.

Ils ont été emmenés par des insurgés armés dans un hôtel de Donetsk, où ils ont pu retrouver des représentants de l’OSCE.

« Nous avons libéré les quatre derniers observateurs, qui étaient retenus sur le territoire de la République populaire de Lougansk », a déclaré le « Premier ministre » de la république séparatiste autoproclamée de Donetsk, Alexandre Borodaï.

« Nous considérons que nous avons rempli nos obligations », a-t-il ajouté.

« Huit personnes avaient disparu, huit personnes ont été retrouvées », a encore dit M. Borodaï.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, quatre autres membres de l’OSCE, qui avaient été enlevés le 26 mai par des rebelles prorusses, avaient déjà été libérés.

Croix gammées et obscénités sur une école à Genève

Article du 20 minutes paru ce matin. Aberrant !!!

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Des vandales ont amoché plusieurs façades du Cycle d’orientation de la Golette, dans la nuit de jeudi à vendredi. Les inscriptions doivent être effacées avant le cortège des élèves.

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«Voilà à quoi vont être confrontées nos petites têtes blondes aujourd’hui, jour de promotion», déplore une lectrice. Vendredi matin, quelques heures avant le cortège des élèves du primaire, cette maman découvre les dégâts réalisés sur les murs du Cycle d’orientation de la Golette, à Meyrin, en conduisant sa fille à l’école. «Femmes au buchers» (sic), «nique ta mère», ou «suce» sont inscrits sur les façades. Des dessins représentent des sexes et des croix gammées.

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Les déprédations ont été faites durant la nuit, après la fête de fin d’année du CO, indique le directeur général de l’enseignement obligatoire, Pierre Kolly. Il ajoute qu’il n’y a pour l’instant aucune indication sur les auteurs. Le concierge a rapidement mandaté une entreprise pour faire disparaître les inscriptions avant les promotions primaires. En effet, le cortège des élèves passera devant le Cycle de la Golette en début de soirée.

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Les vandales auraient agi entre 2h et 4h du matin. Plusieurs personnes étaient encore sur les lieux et prolongeaient la soirée de fin d’année. Un membre du corps enseignant aurait vu deux jeunes, mais n’aurait pas osé sortir et n’aurait pas contacté la police.

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Les élèves de la Golette ont terminé les cours depuis une semaine déjà. Mais certains étaient quand même présents vendredi matin. «Ils regardaient les inscriptions racistes avec les yeux écarquillés. Plusieurs parents ont aussi vu les dégâts en passant. C’est inadmissible d’en arriver là», s’insurge la maman d’élève qui nous a envoyé les photos. Selon elle, presque tout le bâtiment est touché, de l’entrée principale au pavillon: «Je ne sais pas comment ils vont faire pour nettoyer tout ça d’ici cet après-midi», se désespère-t-elle.

Si seulement c’était «bon débarras»…

Malgré sa récente démission du Conseil national, le vieux monsieur n’a pas fini de nuire à la Suisse en attaquant insidieusement et au coeur nos institutions. A peine claquée la porte du parlement, le Zurichois se retourne pour mieux attaquer ce lieu qui représente le peuple: les parlementaires brasseraient de l’air en passant leur temps à légitimer leur absurde existence à coup de rapports et de voyages inutiles. Du populisme pur!

Dommage que ce chantre des économies ait eu besoin de 27 ans sous la coupole pour aboutir à ce constat. Quelle inélégance: non seulement le rat quitte le navire, en plus il essaie de le couler! Le vice-président de l’UDC dénonce la professionnalisation du parlement et brandit une initiative populaire visant à réduire les indemnités à 50’000 francs par an et supprimer les commissions permanentes.

Notre travail devenant toujours plus complexe et exigeant, l’idée est simplement aberrante. La Suisse ferait mieux de se préoccuper de son service public, dont le rôle consiste notamment à soutenir le bon fonctionnement des institutions et par là la cohésion sociale. Je veux parler de l’administration fédérale et de son personnel, dont je défends les intérêts. C’est grâce à ce personnel que nos institutions - gouvernement avec son administration, parlement et tribunaux – peuvent fonctionner. Oui, la démocratie a un coût….Préférez-vous essayer la dictature?

Ce qui me chiffonne, c’est ce discours empli de haine et de mépris, qui semble trouver un écho auprès d’une frange non négligeable de la population. C’est le résultat de plusieurs décennies de néolibéralisme à outrance: à force de considérer que le seul progrès véritable est économique, à force de laisser des entrepreneurs devenir milliardaires souvent en exploitant des travailleurs et travailleuses auxquels les fruits de la croissance restent interdits, le néolibéralisme produit de l’exclusion et développe chez beaucoup le sentiment d’être des laissés pour compte de la société. Le néolibéralisme n’en finit pas de faire des dégâts, et sur ce terreau fertile s’épanouit le populisme de certains politiciens.

Les partis qui auparavant soutenaient l’Etat en se plaçant au centre de l’échiquier politique s’engouffrent désormais dans la brèche ouverte par le vieux monsieur. C’est navrant, car ce suivisme nuit fortement à notre démocratie. Pour la première fois en décembre dernier, ces partis ont soutenu la demande complètement farfelue de couper linéairement dans le budget du personnel de la Confédération, une mesure supplémentaire pour affaiblir le service public.

En apprenant la démission du National de cette calamité pour notre démocratie, j’ai eu envie de dire «bon débarras». Mais malheureusement comme le soulignent les médias, sa capacité de nuisance n’a jamais été aussi grande. Désormais, il va mettre ses milliards de francs pour lutter contre «l’adhésion rampante à l’Union européenne», alors que le conseil fédéral trime pour réparer les dégâts consécutifs à l’acceptation de l’initiative contre l’immigration de masse. Serait-ce le signe que finalement l’argent régit la politique, qu’il suffit d’avoir des milliards pour avoir voix au chapitre et qu’on peut se passer d’une légitimité politique via une élection par peuple?

Ne nous trompons pas d’ennemi: le problème dans notre pays n’est pas le parlement qui essaie de travailler sérieusement pour l’intérêt général. L’enjeu, c’est la défense du respect mutuel et de la cohésion sociale. Aujourd’hui, il est vital de lutter tous ensemble contre ce populisme.

 

Source : http://politblog.24heures.ch/blog/index.php/26313/das-w-re-ja-sch-n-wenn-man-ihn-los-w-re/?lang=fr

Initiatives populaires, quand la forme l’emporte sur le fond

Initiatives populaires, quand la forme l’emporte sur le fond

«Contre les rémunérations abusives», «pour le renvoi des étrangers criminels», «pour l’imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine»… En politique, l’art de la formule qui frappe la cible en plein cœur dispute la vedette à la rhétorique. Les concepteurs d’initiatives populaires, partis et citoyens confondus, l’ont bien compris. Car si l’énoncé seul ne porte pas un texte à la victoire, il y contribue. En quelles proportions? «Il n’existe pas d’étude détaillée sur ce point», relève Oscar Mazzoleni, politologue à l’université de Lausanne. Pas de recette, donc,  pour une formulation qui parviendra à conquérir la majorité des citoyens, mais des ingrédients qui permettent à la sauce de prendre.

«Il faut un titre accrocheur, un slogan qui soit capable d’attirer l’attention, de polariser et de rassembler», relève le politologue lausannois. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si sur les 191 initiatives qui ont fait l’objet d’une votation entre 1848 et 2014, le titre de 84 d’entre elles s’amorce par un «pour». Un «pour» comme un pas en avant positif, visant à fédérer le plus grand nombre, un «pour» qui à la première lecture est difficile à contrer. De prime abord qui ne se positionnerait pas «pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants», «pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires», «pour des aliments produits sans manipulations génétiques»? «Plus l’initiative arrive à entrer en phase avec un sens commun largement partagé par la population, plus elle a de chances d’engranger un bon score», analyse Oscar Mazzoleni.

Dans ce subtil jeu de langage où les mots pèsent lourds, tous les coups sont-ils permis ?

Une bonne forme et ça passe sur le fond. Certes comme le souligne la députée libérale-radicale Isabelle Moret, membre de la commission des institutions politiques, «les gens ne votent pas sur le titre, ils prennent la peine de creuser, de se renseigner». Oui, mais comme un titre d’article efficace captive l’attention du lecteur (du moins pour quelques lignes), un énoncé incisif attire le citoyen.

Dans ce subtil jeu de langage où les mots pèsent lourds, tous les coups sont-ils permis ? La Chancellerie fédérale explique qu’elle «ne communique jamais sur cette phase confidentielle  dans le processus de l’examen préliminaire d’une initiative». A part le fait que le titre de l’initiative «ne doit pas induire en erreur, ni prêter à confusion, ni contenir des éléments de publicité commerciale ou personnelle», les critères d’appréciation restent un mystère. Mais selon Isabelle Moret, «la vérification est extrêmement formelle», la chancellerie ne s’arrêtant pas vraiment sur le titre. Un problème, lorsque l’emballage ne correspond pas au contenu et que l’intérieur du paquet ressemble à une mauvaise surprise.

L’initiative contre l’immigration de masse, acceptée le 9 février dernier, a illustré ce principe du Kinder. Sous un intitulé racoleur cristallisant la claustrophobie territoriale, elle ne dévoilait pas ses aboutissants. Et dans l’œuf se dissimulait un cadeau désuet impossible à monter sans dégâts. «Dans notre société d’hypercommunication, les initiatives qui cherchent à exploiter l’indignation en discriminant un petit groupe de la population fleurissent, remarque le conseiller national socialiste Roger Nordmann. Il y a une instrumentalisation. Par contre, les initiatives constructives sur des problèmes complexes sont faciles à faire échouer. Il existe un vrai souci de dégénérescence de cet outil démocratique.» Attention, comme le diablotin jaillit une fois la boîte ouverte, les  vraies questions sautent aux yeux une fois le ruban émotionnel dénoué.